Maison de l'Agriculture Bio 29
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L'élevage bio est encadré par un cahier des charges Européen : le règlement cadre CE n° 834/2007 accompagné de son règlement d'application « principal » CE n°889/2008. Ces textes sont disponibles sur www.fnab.org

En voici les principaux éléments liés à l'élevage.

Origine des animaux :
Les animaux bio naissent et sont élevés dans des exploitations biologiques. Des animaux conventionnels peuvent être introduits de façon exceptionnelle en cas de constitution ou de renouvellement de troupeau.

Choix des races :
L'éleveur doit tenir compte de la capacité des animaux à s'adapter aux contions locales et de leur résistance à certaines maladies ou problèmes sanitaires. La préférence est donnée aux races et souches autochtones.

Alimentation :
L'alimentation des animaux bio doit être bio.

Les herbivores ont un accès permanent à des pâturages pour brouter, chaque fois que les conditions le permettent. La totalité des pâturages doivent être conduits en bio.

Au moins 50% de l'alimentation des herbivores doit provenir de l'exploitation ou, si cela n'est pas possible, être produit en coopération avec d'autres exploitations biologiques de la même région administrative.

Au moins 60% de la matière sèche composant la ration journalière des herbivores doit provenir de fourrages grossiers, frais, séchés ou ensilés.

L'utilisation de facteurs de croissance et d'acides aminés de synthèse ainsi que des OGM est interdite.

L'incorporation dans la ration d'aliments en 2ème année de conversion est limité à 30% si ils ne proviennent pas de l'exploitation même.

Espace en plein air et logement :
Les herbivores ont un accès permanent au plein air (quelques exceptions existent comme pour la phase finale d'engraissement des ruminants ou la période hivernale en montagne). Les porcs, les ovins et les caprins doivent disposer d'aires d'exercices dont les surfaces sont fixées en fonction de l'age et du poids des animaux.

Le nombre d'animaux est limité en vue de réduire le surpâturage, le tassement, l'érosion ou la pollution causée par les animaux ou pour l'épandage des effluents. La densité de peuplement ne doit pas entraîner de dépassement de la limite de 170kg d'azote par an et par ha ; ce qui implique par exemple de ne pas avoir plus de 2.5 vaches par ha ou 14 porcs charcutiers ou 13 brebis.

En bâtiment, les animaux doivent avoir suffisamment de place pour se tenir debout, se coucher, se tourner et faire leur toilette. Des surfaces minimum par animal sont fixées en fonction des espèces (par exemple 7.5m² par truie, 2.5m² par chèvre...).
Les bâtiments doivent disposer d'une aire de couchage recouverte de litière.

Pratiques d'élevage :
L'attache et l'isolement sont interdits. La reproduction ne doit pas faire appel à des traitements hormonaux.

Effluents :
L'éleveur doit pouvoir épandre ses effluents sur ses parcelles ou établir un contrat avec d'autres exploitations biologiques.

Mixité :
La présence d'animaux non bio est autorisée si et seulement si ils sont élevés dans des unités dont les bâtiments et les parcelles sont clairement séparés des bâtiments et parcelles bio, et qu'il s'agisse d'espèces différentes.

Prophylaxie et traitement vétérinaires :
La prophylaxie en agriculture biologique passe d'abord par la mise en place de mesures de prévention (sélection des races, qualité des aliments, exercice, logement adapté...). Les médicaments allopathiques chimiques de synthèse et les antibiotiques sont autorisés. Des limites sont fixés par espèce (par exemple 3 traitements/an pour les bovins, les truies ; 1 traitement pour les porcs charcutiers).
Le délai d'attente avant la commercialisation des produits issus d'un animal traité est doublé par rapport au délai d'attente légal.