Maison de l'Agriculture Bio 29
Carte des points de vente Bio 29
Site légumes site viande Maison de l'Agriculture Bio 29

> télécharger le "Petit guide pour vos amis biosceptiques"guide


Questions extraites du jeu Vrai Faux utilisé lors de soirées débat ou lors d'animations dans les classes. Pour en savoir plus sur le jeu.

La bio ne peut pas nourrir tout le monde
Vrai pour l'instant

Le nombre d'agriculteurs bio dans le monde ne permet pas aujourd'hui de nourrir la planète. Cependant, si tous les agriculteurs étaient en bio, les quantités produites seraient suffisantes.

Une agriculture de qualité contribue également à lutter contre la faim dans le monde dans la mesure ou les quantités produites sont plus faibles, la pression des surplus sur les agricultures vivrières du Tiers Monde / PVD diminue également, ce qui facilite la mise en application de la souveraineté alimentaire. En effet, la faim dans le monde est d'abord dû à un excès de production dans les pays du Nord qui détermine le cours mondial (très inférieur aux coûts de production) tellement bas même que les paysans du Tiers Monde ne parviennent pas à être concurrentiels et sont obligés d'abandonner leur terre pour aller grossir les bidonvilles des mégalopoles (sur 3 ha de blé cultivés en conventionnel, 2 ha vont à l'export ou à l'aide gratuite) ; la montée en puissance de l ‘AB (3 ha en bio = 1,5 ha en conventionnel soit 1 ha sur le marché intérieur et 0,5 ha pour l'export) permettra de diminuer considérablement la pression du prix (4 fois moins de produits jetés sur le marché mondial) sur les producteurs du Sud et permettra à ces pays de regagner leur autosuffisance alimentaire. La solution trouvée dans les années 60, « la révolution verte », consistait à introduire dans les agricultures du Tiers Monde, les engrais chimiques, pesticides, variétés sélectionnées, irrigation... Résultat : toujours 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, des milliers de morts directement liés à la mauvaise utilisation des produits chimiques, des milliers d'hectares stérilisés. Seules les solutions écologiques peuvent améliorer voire résoudre ce problème.

Un produit fermier est un produit bio
Faux

Définition du mot produit fermier : « fabriqué sur la ferme, avec des produits bruts de la ferme »
Le terme produit fermier n'est pas associé à un cahier des charges et ne présente aucune garantie de qualité.

Manger bio, c'est pour les riches
Faux

 La plupart du temps, il est vrai qu'à conditions de commercialisations équivalentes (lieu de vente du produit, conditionnement, emballages ...) un produit bio est souvent plus cher qu'un produit conventionnel, en effet :
Ce différentiel résulte à la fois des spécificités de l'agriculture biologique et des habitudes de consommation de notre société :
· La production biologique demande plus d'espace, car elle met en œuvre des pratiques extensives.
· Le respect de l'environnement et des cycles naturels conduit à des rendements de production plus modestes.
· La Bio revendique le recours à davantage de main d'œuvre, pour des raisons techniques et dans le souci d'une meilleure occupation de l'espace et des territoires.
· Les réseaux de collecte et distribution sont encore insuffisamment développés.
· Les agrobiologistes prennent dans l'ensemble plus de risques, à la fois techniques et financiers.
· Le coût du contrôle et de la certification de l'ensemble de la filière est à la charge directe des opérateurs.

Pour une bonne partie des consommateurs bio, manger bio ne revient pas plus cher, du fait d'habitudes d'achat plus économes, et par l'utilisation prioritaire de produits de saison ou peu transformés.

En bio, on ne soigne pas les animaux
Faux

L'élevage biologique limite fortement l'utilisation d'antibiotiques et d'antiparasitaires car, comme pour les hommes, utiliser trop de médicaments fragilise le système immunitaire et limite fortement les capacités de l'individu à se défendre contre les agressions extérieures. La lutte contre les maladies et les parasites est avant tout préventive et l'éleveur fait appel en 1er lieu aux médecines alternatives comme l'homéopathie et celles à base de plantes comme la phytothérapie, l'aromathérapie.... L'usage de ces techniques naturelles est suffisant dans la très grande majorité des cas parce que les animaux élevés dans de bonnes conditions développent leurs propres défenses immunitaires. En dernier recours et dans la limite de un ou deux traitements annuels selon le type d'animal, l'éleveur peut avoir recours aux médicaments classiques. Dans ce cas, le délai d'attente avant consommation est de 2 fois en moyenne supérieur par rapport au délai légal. Au-delà du nombre de traitements autorisés, l'animal devra subir un nouveau temps de conversion pour retrouver la qualification « biologique ».

Cultiver bio, c'est laisser faire la nature
Vrai-Faux

cultiver = intervention humaine (désherbage, cycle de culture, choix des rotations ...)
Même s'il favorise et respecte les équilibres naturels (sol, plante, animal) le paysan biologiste intervient de multiples façons sur le processus de production : interventions culturales (désherbage mécanique, rotations), apport de matière organique pour maintenir la fertilité des sols (épandage de compost, culture d'engrais verts...)...
On l'assimile à un produit naturel car il est produit sans produit chimique et il est transformé sans processus chimique. C'est le mode de production qui s'approche le plus de l'état naturel du produit.

Les produits de mon potager sont bio
Vrai-Faux

Dans la mesure où le potager est cultivé selon le cahier des charges de la bio, on pourrait dire que les légumes récoltés sont "bio". Mais, il ne faut pas oublier que le terme bio est protégé ce qui veut dire qu'il n'est utilisable que si le potager est contrôlé par un organisme agréé.

En bio, on peut tricher
Vrai mais faux un jour ou l'autre...

L'Agriculture Biologique est contrôlée à chaque échelon, de la production à la commercialisation. Si on s'attache en particulier à la production : tout producteur est contrôlé par un organisme certificateur indépendant agréé par l'état, au moins 1 fois/an + 1 contrôle inopiné/2 ans. Le contrôleur vérifie la bonne application des cahiers des charges. Ce contrôleur vérifie les bonnes pratiques du producteur : visite des bâtiments ou des serres, des parcelles..., inspecte la comptabilité (achats et ventes), des analyses de sols sont aussi possibles.... Le producteur peut tricher, c'est un choix. Dans ce cas, il y a un barème de sanction qui va de l'avertissement oral à ...l'arrêt de la certification. La vente en bio (et l'utilisation du logo AB) n'est alors plus possible.

Bio Consom'acteurs présente son livret : « La Bio en questions » 25 bonnes raisons de devenir bio consom'acteur.

Ce livret de 16 pages illustrées répond aux questions les plus fréquemment posées par les consommateurs sur l'agriculture biologique.

Télécharger le!